Le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir “entérinera” mercredi le choix de son candidat au scrutin présidentiel qui doit avoir lieu à la suite du décès
d’Omar Bongo, après recensement des prétendants, a-t-on appris samedi auprès de cette formation.
Le recensement des “candidats à la candidature”, entamé le 1er juillet, devait prendre fin à 19H00 (18H00 GMT) samedi.
Mais le secrétaire général du PDG Faustin Boukoubi a affirmé dans la soirée à l’AFP que l’instance chargée de recueillir les dossiers était disposée à en recevoir
après ce délai “pour éviter qu’on nous fasse des procès”.
“Ca peut aller jusqu’à minuit. Là, nous sommes en train de faire le point”, a indiqué M. Boukoubi.
L’agence privée d’informations en ligne Gabonews a rapporté samedi en début de soirée que cinq personnalités avaient déposé leur dossier jusque-là. Interrogé sur ce
chiffre, M. Boukoubi a simplement répondu: “Il y en a plus de cinq”. Il n’a pas souhaité en dire davantage.
Selon le PDG, les dossiers des aspirants-candidats seront examinés lundi par une des instances du parti. Mardi, une autre instance procèdera au choix du candidat,
choix qui sera “entériné” mercredi par le bureau politique du PDG.
Le sélectionné sera investi candidat officiel du PDG “quelques jours après” lors d’un congrès.
Interrogé sur les critères et modalités du choix, le secrétaire général du PDG a indiqué que le parti les rendrait publics ultérieurement.
Cette démarche “devrait nous amener à choisir le moins mauvais candidat, parce qu’il est difficile de présenter un candidat comme étant le meilleur”, a a estimé un
des vice-présidents du PDG, Jean Eyeghé Ndong, par ailleurs Premier ministre, à la télévision publique RTG1.
“C’est le consensus que nous avons adopté, il s’agit de l’assumer” en ayant notamment à l’esprit “le souci de garder le parti uni et de préserver la paix. Il ne
faut pas que l’absence de paix commence dans notre parti”, a ajouté M. Eyeghé Ndong.
Le Gabon a entamé la transition le 10 juin, deux jours après l’annonce par Libreville du décès du président Bongo.
Selon la Constitution, le chef de l’Etat intérimaire dispose de 45 jours au plus pour organiser une élection présidentielle, sauf cas de force majeure. Aucune date
n’a encore été annoncée pour ce scrutin à un tour.
En juin, Jean Eyeghé Ndong avait indiqué qu’il n’excluait pas de s’y présenter et d’autres hauts cadres du PDG auraient la même intention.
Plusieurs sources ont cité Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt et ministre de la Défense, de même que Casimir Oyé Mba, ministre des Mines et du Pétrole.
Si M. Bongo fils ne s’est pas encore publiquement prononcé, M. Oyé Mba n’a pas démenti ces allégations. “J’y réfléchis”, a-t-il lancé à la télévision privée
TéléAfrica.
Dimanche 5 juillet 2009
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11:28
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Par TCHADIANA PRESSE
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